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Sur les attaques contre les certificats médicaux dans le contexte des atteintes professionnelles à la santé mentale

Philippe Davezies, enseignant-chercheur en médecine et santé au travail. Université Claude Bernard Lyon1, publie régulièrement sur son site personnel des communications.

l’une des dernières est un article dont le nom dit tout : Sur les attaques contre les certificats médicaux dans le contexte des atteintes professionnelles à la santé mentale.

Cet article montre bien la sensibilité du sujet complexité actuelle sur ces questions de travail et de santé, du lien entre travail et santé et santé et travail. Le texte démontre la tension qu’il existe entre médecine et entreprises, comment les situations psychosociales du fait du travail font peur aux entreprises, qui plutôt que d’envisager des actions visant à les prendre en charge, les résoudre et ainsi gagner en performance, cherchent à protéger leur intérêt en attaquant systématiquement les certificats, et par conséquent leurs salariés.

Voici un extrait de l’article pour illustrer cela :

Dans un contexte aussi flou, le fait que des praticiens s’exposent en donnant les arguments sur lesquels ils fondent leur avis témoigne plutôt, de leur part, d’un souci de rigueur professionnelle.[…]
En posant le problème de cette façon, il est possible de développer un argumentaire pour la défense des collègues incriminés. Au contraire l’attitude qui consiste à contourner, comme sans importance, la question de la forme des certificats – et donc à ne pas porter la discussion sur le nœud de contradictions qu’elle constitue – incitera nécessairement la juridiction administrative à sanctionner pour maintenir les exigences générales qui garantissent la valeur probante des certificats.
Mais surtout, cela permet de traiter l’affaire comme un problème de travail : problème de travail pour les médecins, mais aussi exigence de travail sur ses propres normes par le conseil de l’ordre.
[…]
Au contraire, en ne posant pas la question comme un problème de travail, mais en la situant d’emblée dans le registre de l’affrontement social, la montée en généralité tend à transformer la déclaration de pathologie professionnelle en une activité héroïque. C’est un résultat qu’il est absolument nécessaire d’éviter, car nous avons besoin de professionnels, pas de martyrs.

Par Philippe GOULOIS, Cooper'activ

Philippe GOULOIS, catalyseur d'innovation sociale, activateur de bien être et de performance

C’est fort d’une expérience d’une vingtaine d’années du monde du travail qu’il a fait le choix d’une réorientation professionnelle qui l’a conduit vers l’ergonomie, et la faciliation dans des démarches de construction de la santé au travail.

Dans cette première vie professionnelle, il a pu appréhender différents secteurs d’activités dont le secteur de la restauration, de la qualité et enfin celui de la formation professionnelle. Ce dernier lui a permis de développer ses qualités relationnelles et une grande capacité d’écoute auprès de typologies de public hétérogènes mais aussi une bonne pratique du travail en équipe pluridisciplinaire.

Ces expériences professionnelles ont été l’occasion pour lui de cheminer et de disposer aujourd’hui des ressources et des expériences du monde du travail, et ainsi de construire un parcours professionnel atypique. Depuis la réalisation du travail, au management, puis à l’évaluation qualité et à l’accompagnement des individus pour disposer des ressources pour répondre aux attentes de l’entreprise, il s’est orienté vers ce qui joue dans le travail et ce que cela produit pour le salarié et pour la performance de l’entreprise.

En 2000, il obtient un diplôme universitaire sanctionnant une formation et une pratique des sciences de l’éducation, intégrant l’usage des TIC avec une orientation particulière autour de l’ergonomie cognitive et des interfaces pédagogiques entre l’apprenant et son environnement numérique. Aujourd’hui il réinvestit ces compétences dans l’appréhension des situations de travail des opérateurs mais également dans le conception des processus d’apprentissage et du développement des compétences.

En 2011, il complète son parcours universitaire en « Ergonomie, santé et sécurité dans la conduite du changement en entreprise », à l’IETL de LYON 2, puis à l'école national supérieur de cognitique à Bordeaux.

Au sein du rectorat de Lyon ou de la région Rhône-Alpes, il conduit plusieurs projets de construction de la santé au travail mobilisant parfois de nombreux acteurs mais toujours en lien avec le réel du travail des opérateurs en se fondant sur le dialogue social.

Pour enrichir sa pratique, il tente en 2012 l’aventure de l’entreprenariat en qualité de formateur consultant. Il conduit alors plusieurs projets d'innovation sociale dans l’industrie, l’événementiel, et le service à la personne.

Communications

Ministère de l’agriculture, 2001, Rapport du groupe PNNS / Qualité gustative des aliments et environnement des repas : restauration scolaire, hospitalière et aide alimentaire :

Territorial, La gazette des communes, Philippe Goulois L’ergonomie, ou l’art de la prévention . ARTICLE DU NUMÉRO 250 – 23 MAI 2013

Café pédagogique, 2003 : Apprendre avec le numérique : Le paradigme des outils cognitif

Le formateur : éducateur de citoyens éclairés ou développeur de capital humain au service du marché ? Inffo-formation (L’), 01/05/2013, n° 833, p. 24-25

Le Co-développement professionnel. Une ressource au service de l’intelligence collective – Personnel, n° 539, mai 2013, pp. 42-43

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